PHOTOMAGE 2016

3è édition des rendez-vous photographiques aquitains

5 novembre > 20 novembre – Crypte Sainte-Eugénie

Ouvert tous les jours de 14h à 19h – Entrée libre

 

Photomage vise à promouvoir l’Art Photographique régional et ses auteurs, par le biais d’évènements et de d’animations. Les 2 précédentes éditions ont été présentées à Bordeaux. La 3éme édition de ces Rendez-vous photographiques Aquitains se tiendra à la crypte Sainte à Biarritz du Samedi 5 au Dimanche 20 Novembre 2016.

L’évènement proposera  des expositions photographiques de            10 auteurs Aquitains d’univers photographiques très variés,                ainsi que des conférences.

 

Les Photographes de l'édition 2016 :

 

1-     Abel BOURGEOIS

2-     Fabien CAYERE

3-     Jean-Christian COTTU

4-     Christian DAVID-MARQUILLY

5-     Alain ETCHEPARE

6-     Fabrice LASSORT

7-     Marine LECUYER

8-     Bruce MILPIED

9-     Manu PALLMAN

10- Sophie PAWLAK

 

CONFERENCES (entrée libre) :

 

Samedi 5 novembre 16h (crypte Sainte-Eugénie) :

« Nagaland » par Jean Christian Cottu et Aidan Mc Gloin

 

Dimanche 6 novembre 15h (crypte Sainte-Eugénie) : « Les droits d’auteurs des photographes » par Claude Médale

Mardi 15 novembre 17h30 (médiathèque) « L’histoire de la photographie » par Christian David Marquilly

 

Informations: www. biarritz.fr / www.photomage.info - Crypte Sainte Eugénie de 14h à 19h - Fermé le mardi  Entrée libre.

Renseignements : Affaires culturelles  05 59 41 57 50 - culture@biarritz.fr Contact organisation :Catherine Valentini 06 89 49 25 17 catherinevalentini@gmail.com

       

 

LES PHOTOGRAPHES DE LA 3éme EDITION DE PHOTOMAGE 2016 A BIARRITZ

 

 

1 - Jean-Christian COTTU : Nagaland
 

Dans 10 ou peut-être 15 ans, la plupart sinon tous ces anciens chasseurs de têtes Konyak et leurs épouses seront morts. Leurs visages fanés, ornés, tatoués, seront enterrés sous les pierres tombales chrétiennes, dans les villages perchés de la région éloignée du Mon au Nagaland, en Inde du Nord-Est. Avec leur disparition, les mémoires vivantes de leur existence culturelle unique disparaîtront pour l'éternité. Ces hommes et ces femmes âgés ont vécu quand la guerre tribale résolvait encore certains conflits territoriaux. Les tatouages sur leurs dos, leurs torses et leurs visages témoignent de combats mortels et de têtes coupées. A leur naissance, ils ont hérité d'une forte identité tribale, qui s’étendait jusqu’aux limites physiques de leurs terres.

Les photographies de Jean-Christian Cottu fournissent un enregistrement visuel de ces personnes. Ce ne sont pas des images volées, anonymes, comme c'est trop souvent le cas. En prenant un studio photo mobile, Jean-Christian voulait aller au-delà du cliché superficiel et capturer la dignité humaine de ces personnes qui sont en train de disparaître. Chaque photographie est le résultat d'un échange, soit sous la forme d'une copie imprimée de leur photo, soit sous la forme de quelques centaines de roupies, et parfois des deux à la fois.

Les rencontres ne se sont pas seulement limitées à des transactions. Notre curiosité mutuelle a été récompensée par des échanges immenses d’humanité. Ces personnes âgées vivent une transition difficile et leur avenir est restreint. Ces images et ces textes, tentent d’expliquer en toute modestie qui sont les Konyaks que nous avons rencontrés et tentent de révéler une partie de leurs histoires respectives.

Aidan McGLOIN

 

www.jeanchristiancottu.com

 

 

2 - Fabien CAYERE : Portraits de surfers.

 

       Le procédé de  tirage est réalisé à la gomme bichromatée qui est un ancien procédé photographique inventé à la fin du 19ème siècle.

Je vous livre un petit aperçu des différentes étapes du procédé et de la            technique.

Tout d’abord, la fabrication d'une émulsion photosensible à base de                  gomme arabique de bichromate de potassium et de pigments.

Cette émulsion est étalée au pinceau sur différents supports comme le              bois ou le papier.

La phase du tirage consiste à exposer aux UV plusieurs minutes un                  négatif en contact direct avec l'émulsion.

L'épreuve est ensuite révélée à l'eau et chaque épreuve nécessite 4 ou 5 passages de gomme.
Le tirage est à chaque fois unique, créant une épreuve à mi-chemin entre la photo le dessin et la peinture.

Chaque format est  présenté en  80x60 cm il est contrecollé sur bois.                Parcours photo :

Fabien Cayeré est un artiste, photographe plasticien et sculpteur, natif              de la Côte Basque.

C’est lors de ses études en école d’art et de graphisme à l’ESAC de Pau qu’il se passionne pour les procédés photographiques dits anciens et d'arts appliqués (papier salé, cyanotype, transfert polaroid, photogramme, tirage à l’argentique, gravure, sérigraphie, …).

 

En 1996 Obtention d'un D.N.A.T. (Diplôme National des Arts et des Techniques) Option design graphique. Piges photo pour le service communication de la mairie d'Anglet et pour une grande enseigne du surf.

En 2004 Fabien fabrique ses propres appareils photos, des « cameras obscuras »  fabriquées à partir de boites de café qu’il recharge avec du papier photo argentique. Il teste ensuite cela avec les élèves à l'institut des sourds de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso.

2007 marque le début de son activité artistique et de son implication                  photographique à temps plein.

 

En 2008 il expose ses premiers tirages surf à la gomme bichromatée Marché international d'art consacré au surf (MIACS) au garage Foch à Biarritz. En juillet 2011 il couvre le Championnat du monde de surf féminin à Biarritz au moyen de ses « camera obscura » réalisés au moyen de boîtes de conserve et réalise des séries de portraits des compétitrices. En Janvier 2014 il participe à un projet photographique lancé par un collectif de Berlin : The Obscura Book (exposition itinérante de photos prises au sténopé et parution d'un livre regroupant 121 artistes)

Avril 2014 vente de deux de ses tirages sténopé surf dans une vente                aux enchères chez Drouot organisée par Art Richelieu à Paris.

Depuis 2014 nombreuses expositions dont MOVISTAR SURFCITY FESTIVAL Barcelone, Affordable Art Fair Amsterdam, et plus récemment Tokyo International Art Fair 2016 ou Green Room Festival au Japon.

 

surf-art.fr

 

 

3 - Alain ETCHEPARE : Petites histoires dans Biarritz (2006/2010).

 

Biarritz m'a vu naître et grandir, bercé avec son histoire et ses ambiances océaniques. 
Avec ces images j'ai souhaité retranscrire la force évocatrice de la ville, celle qui alimentait mon imaginaire d'enfant, me laissant porter par la lumière, les incessantes pulsations et le souffle de l'océan, conditions sine qua non pour y retrouver l'esprit des lieux.

 

Mon travail est aujourd'hui essentiellement axé sur les fascinantes possibilités d'interprétations et d'évocations que nous offrent les édifices érigés par l'homme, qu'ils soient contemporains ou anciens, non pas sous forme didactique ou documentariste, mais en essayant de stimuler l'imaginaire du spectateur et de le toucher par des visions souvent oniriques ou poétiques. En appréhendant mes images comme étant acteur et non spectateur, l'homme n'y est le plus souvent présent qu'à travers mon regard, et par les traces qu'il y laisse, superbes ou hideuses, utiles ou dévastatrices.

 

alainetchepare.com

 

 

4 - Marine LECUYER : Tarifa-Tanger

   

« Tarifa – Tanger » est le fruit d’une exploration sensible de deux                      territoires, situés de part et d’autre du détroit de Gibraltar.

Tarifa, tout au bout de l’Europe. Une blancheur secouée par les vents, une pointe avancée dans les eaux, remuée par des courants contraires. Partout, le vent et la mer, la mer et le vent, l’océan, les vagues puissantes, le printemps qui explose en couleurs vives sur les collines. Une évidence. Les matins brumeux, sans horizons. Les soirées étoilées, les journées rêveuses, ouvertes, sensibles. Toutes proches, les côtes majestueuses de l’Afrique, dont on pourrait presque caresser les contours.

Là-bas, Tanger. Une plongée obsédante dans les mille visages de la ville. La trace de sa poussière sur la peau, le parfum de ses matins lumineux, la course folle de ses chiens errants, l’entrelacement de ses ruelles, la violence de ses contradictions, l’évidence de nos rencontres. Et ces silhouettes immobiles, qui regardent la mer, tournées vers l’horizon flou d’un départ impossible.

Entre les deux, les eaux profondes du détroit de Gibraltar, à la fois lien,            frontière et sépulture.

Un mystère bleu, entier, qui porte des milliers de récits d’exils, de                      pertes, de rencontres et d’espoirs secrets.

Dans cette série, deux photographies dialoguent au sein d’une même                image, me permettant de dessiner les contours d’une géographie intime            et subjective : celle d’un endroit qui me

fascine, et où je ne cesse de retourner.

 

                              

marinelecuyer.com

 

 

5 - Bruce MILPIED : Vulcan.

 

Bruce Milpied est bien connu de la scène jazz. Mais, depuis une quinzaine d'années, le photographe bordelais s’aventure aussi du côté des mondes ouvriers. En 2002, il présentait à la bibliothèque Mériadeck d'émouvants portraits des hommes qui font vivre le port de Bordeaux-Bassens.

Deux séries plus récentes sont présentées aujourd’hui : la première a été réalisée en 2004 dans une « vallée noire » de Roumanie. Ces photographies ont inspiré à Mina Lenvka un poème, Vulcan, dont le premier vers donne son titre à l’exposition. Cette série photographique a été exposée au Musée d’Aquitaine à Bordeaux du 26 janvier au 27 mars 2016. A force de vies faites de murs, Vulcan 2004 à 300 kilomètres de Bucarest, Vulcan est une petite ville de la vallée de la Jiu, qui fut la première région minière de la Roumanie. Nationalisées en 1948, la quinzaine d’usines de charbon de la vallée ferment aujourd’hui leurs portes, les unes après les autres. En noir et blanc cette fois et à l’argentique, Bruce Milpied plonge dans le crépuscule des mines encore en activité. Son objectif capte le regard usé des dernières « gueules noires » de la vallée : Ces hommes voient leur niveau de vie chuter inexorablement depuis vingt ans et ne peuvent projeter aucun avenir dans une région qui vit un désastre économique, mais aussi écologique. À force de vies faites de murs.

 

            brucemilpied.fr

 

6- Fabrice LASSORT : Longue vue.


« Fabrice Lassort travaille les procédés anciens. A l'ère du numérique il traduit une volonté d'être acteur de sa propre production photographique, il fabrique ses appareils : cartophotes, sténopés mais aussi, ses chimies. Sa pratique  photographique oblige à un autre regard. Une  perception visuelle atypique, totalement moderne qui bouscule fondamentalement la question de la Photographie d'Art face à la vulgarisation des images. Cet artiste nous ouvre les portes de rituels magiques dans lequel l'expérience de l'image se renouvelle à chaque fois.»

 

LONGUE VUE

La première série a été réalisée en Guadeloupe pendant les hivers 2014 et 2015. Cette île m’a évoqué les voyages en bateaux : pirates, colons et aventuriers. J’ai choisi le format circulaire, qui évoque la vision d’une longue vue. C’est aussi une référence au sténopé avec son minuscule trou circulaire.

Je suis rentré en relation, avec une végétation tropicale, luxuriante et généreuse, qui n’abrite aucune espèce dangereuse, tels les scorpions, les serpents… et qui m’a inspiré ces images. A chaque expédition photographique, je me suis senti en communion avec ces paysages magnifiques. Longue Vue est née dans cet environnement, au climat chaud et humide.

Par la suite, les villes côtières et celles dotées d’un fleuve ont bénéficié de ce format circulaire : les côtes prisées de la Toscane italienne, Barcelone étourdissante de culture et de fêtes, Paris, capitale majestueuse…

 

fabricelassort.wixsite.com

 

 

7- Manu PALLMAN : Evamorphose.

Même sans lunettes, Manu Pallman reste un oeil qui pose sa main là où le pied de l'Homme a laissé son empreinte. Ses silhouettes mutantes ondulent comme un mirage des temps modernes dans le désert citadin. Difficile de distinguer le fond de la forme, mais dans le fond, Manu Pallman est plutôt en forme. Il est prolifique sans être prolixe ; il est généreux sans générer de profits. Ses fidèles qui le suivent pas à pas dans ses stages de street en feraient volontiers un prophète, mais il n'aime pas les paraboles. D'ailleurs, il n'a pas la télé. Son message est pixélisé, non pas pour brouiller sa parole et la rendre futilement absconse, mais pour que chacun puisse laisser vaquer son imagination bien au-delà d'un film mal fixé. Doté d'une grande ouverture d'esprit (f/2.8 minimum), Manu Pallman ne cherche pas la gloire (qui ne le cherche pas non plus, assurément). Il se contente d'extraire la substantifique moelle (version végétarienne) de toute chose. Et si un petit bout de rêve s'accroche à votre regard, ne le chassez pas d'un revers de main, ne plissez pas les yeux pour tenter de mieux l'apprivoiser, rentrez chez vous avec, c'est cadeau.

                www.facebook.com/manu.pallman

 

8        - Abel BOURGEOIS : Toscane 2016

 

Né en 1965 à Paris. Je pratique la photographie depuis l’enfance, Nikon F et Rolleiflex, ceux de mon père, ont été les premiers boîtiers que j’ai utilisé. Mon premier appareil vraiment à moi, un Beirette a fini démonté ! Depuis j’aime fabriquer les appareils que j’utilise, sténopé, chambre 4 x 5 et récemment objectifs maison. Les procédés dits anciens et les techniques « pauvres » ont ma préférence pour ce qu’ils permettent de liberté d’interprétation d’où une longue pratique de la gomme bichromatée et du sténopé par exemple.

 

Expositions récentes :

2015

Photo-graphie, Crypte Sainte-Eugénie, Biarritz

Exposition collective

 

2016

Sténopé carré, Médiathèque de Biarritz

Exposition collective

 

Saint Jean de Luz

Exposition avec la céramiste Eliane Monnin

 

La série que je présente :

Cinq jours en toscane, forcément des photos à faire dans cette région réputée et d’ailleurs très photographiée. Partir avec un objectif fabriqué sur la table de la cuisine avec du cellophane, de l’eau, quelques bouts de plastique et des boulons… pourquoi pas. Un risque certes, diaphragme difficile à définir, une petite algue qui commence à se développer dans une des lentilles. Mais j’aime le flou « étiré » des images que je compose sur le dépoli de la chambre, ce sera donc ça, une promenade en Toscane ponctuée de pauses sous le voile noir de la chambre photographique.

 

abel-bourgeois.com

 

9. Sophie Pawlak : Malagar

 

Artiste bordelaise, Sophie Pawlak est une photographe autodidacte et              intrépide. Il y a 5 ans, elle quitte son poste de cadre administratif et                    s'installe comme photographe auteur indépendante.

 

Des idées farfelues plein la tête, un goût très prononcé pour les lieux                atypiques et désuets, une grande préférence pour la « récréation »                    plutôt que pour la création, son talent s’exprime par des teintes.

L’univers de Sophie est minutieusement façonné, vivant et coloré. A la délicatesse d’un nu qu’elle voit acidulé, des portraits intelligemment détournés, mais toujours respectés, succèdent des sentiers buissonniers où, souvent, des enfants jouent les personnages de Tim Burton ou de Jules Verne.

Exposée dans de nombreux lieux en Gironde (Art Chartrons, Galerie Annexe, CIVB, Laboratoire Dupon, Chambre des métiers et de l’Artisanat, Foire Internationale de Bordeaux…), elle a également été publiée dans Le Monde 2 et Réponse photo.

Après une première approche des lieux en 2010, Sophie Pawlak a réécrit en images l’histoire du domaine de Malagar. Loin de tous poncifs et autres compromis, elle affiche un récit visuel onirique à la fois sensible et décalé à travers une quinzaine de prises de vue.

Ne s’étant jamais départie de la figure tutélaire de François Mauriac,                Sophie Pawlak invente un Malagar personnifié élégant et lumineux.

 

www.sophiepawlak.net

 

 

10 - Christian DAVID-MARQUILLY : Succursale du ciel.

 

La série présentée se compose de douze photographies en couleurs                réalisées au sténopé à Cali en Colombie en 2015 intitulée La                            succursale du ciel.

Surnommée par les colombiens la sucursal del cielo, Cali est une ville qui m'a séduite par ses habitants et son climat. Le rythme de la salsa m'a également contaminé, mais ce sont ses ciels et ses bâtiments que j'ai voulu représenter.

Le ciel changeant du Valle de Cauca avec ses nuages capricieux et sa luminosité agressive m'a immédiatement interpellé et mon appareil photographique, un boitier moyen format sans objectif, correspondait tout à fait au travail que je voulais réaliser. J'allais avoir de longs temps de pause, des maisons aux couleurs franches, des éléments graphiques et pouvoir faire des images contrastées aux couleurs violentes à l'image de cette ville et de son histoire.

 

www.davidmarquilly.com

 

 

5 novembre > 20 novembre – Crypte Sainte-Eugénie

Ouvert tous les jours de 14h à 19h – Entrée libre

  

Informations: www. biarritz.fr / www.photomage.info - Crypte Sainte Eugénie de 14h à 19h - Fermé le mardi  Entrée libre. Renseignements : Affaires culturelles  05 59 41 57 50 - culture@biarritz.fr

Contact organisation :Catherine Valentini 06 89 49 25 17 catherinevalentini@gmail.com

Escale photographique au Château de Malromé
Escale photographique au Château de Malromé

20 novembre Photomage passe sur FR3 Aquitaine au 19/20 édition locale Bordeaux Métropole sujet à la 5'54 minute.

Rendez - Vous Photographiques PHOTOMAGE